Pour se souvenir...

06 mars 2013

Il n'y avait pas que le Château de Mons que j'avais oublié dans mes cartons, pendant ce long et morose hiver. Il y avait aussi la chapelle des Aviateurs.

En vrai, elle s'appelle Notre-Dame du Platin. Logique, elle est posée depuis 1904 à quelques encablures de la plage du même nom, à Saint-Palais sur Mer. C'est une jolie petite chapelle toute blanche et, quand il fait beau, elle est tout simplement adorable. Un peu aveuglante, mais adorable.

Mais... pourquoi ce petit nom de « Chapelle des Aviateurs » ? Simplement parce qu'elle est agrandie en 1909, alors que Blériot vient tout juste de traverser la Manche.

Jamais je ne l'ai vue ouverte, cette petite chapelle. Pas même en été. Pourtant, il doit bien lui arriver de l'être. Par contre, le 5 janvier dernier, elle l'était...



Bon. Le 5 janvier, il faisait pas beau. Pas beau du tout, même. Lumière dehors, zéro. Lumière dedans... en-dessous de zéro. Et comme j'aime pas le flash...



Surtout quand il y a du monde, j'aime pas le flash. Et le 5 janvier, du monde, il y en avait. Du monde venu rendre hommage aux sept aviateurs australiens dont l'avion s'est écrasé tout près de là, le 5 janvier 1945...



Dans une région où l'on est plus habitué à trouver des ex-votos maritimes, la chapelle des Aviateurs est pleine d'avions. C'est logique, mais un peu dépaysant, en somme.

Ah, il y en a quand-même un, de bateau !



Mais celui que j'ai trouvé le plus choupi, c'est celui-là...



On se rapproche ?



Après, j'ai rangé l'appareil pour la cérémonie, quand-même. Non, je ne suis pas restée jusqu'au bout.

Un dernier regard avant de repartir...



J'espère bien la trouver ouverte cet été, cette chapelle...

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Retour au château

04 mars 2013

Ben oui, c'est que je vous avais laissés en plan dans les jardins du Château de Mons, moi. Vous vous êtes pas trop ennuyés ?




Bon, y a plus grand-chose à dire sur le sujet. Sauf que le château est aujourd'hui une maison de retraite...




D'ailleurs je ne sais même pas si le château en lui-même est vraiment utilisé. Me semble que le psychologue reconverti en guide pour l'occasion a dit que l'intérieur était en cours de réfection, et que l'année prochaine, peut-être (cette année, quoi, vu que le temps a passé depuis le début de l'histoire), il serait ouvert à la visite.




En somme, la maison de retraite, c'est à l'arrière qu'il faut la chercher. Dans cette excroissance (hideuse, évidemment).




Alors bien sûr, là, on peut pas y aller. Tout juste glisser un œil dans la cour, pour un vague aperçu des ferronneries de la porte.




Tant pis, on se contentera de continuer à mitrailler les fenêtres...




... les escaliers avec leurs rampes à balustres...




Oui, je sais, mais j'adore cet escalier en fer à cheval. Même si les escaliers droits ne sont pas mal non plus.




On peut aussi chercher la petite bête dans le tas de volets posé dans un coin...







... remarquer que du château, on a même vue sur la mer (un peu bouchée maintenant, mais ça devait être joli, à l'époque du Sieur de Mons).




Et je crois qu'on a fait le tour de la question...



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Bienvenue au château !

01 décembre 2012

Aux Journées du Patrimoine, cette année, y avait pas grand-chose d'intéressant — pour moi du moins. Pas comme il y a deux ans (ou trois, j'ai la mémoire qui flanche comme dirait quelqu'un), où je n'avais pas laissé passer l'occasion d'aller faire un tour sur la galerie qui surplombe le chœur de Notre Dame, et qui est interdite au public en temps normal.

Bon. Y avait quand-même un truc à voir.




Pas la monstruosité qu'on entrevoit à gauche, hein. Le reste.

Welcome au Château de Mons ! Où d'ailleurs il n'y a pas que des pierres à voir, mais aussi ça...




Ça, ça n'a l'air de rien, à part un bout de pelouse que la tondeuse a oublié. Mais c'est ce qu'on appelle une prairie sèche, autrement dit, un morceau de terrain où poussent des plantes qui ne poussent pas ailleurs. Là, par exemple, on trouve des orchidées, qu'il a dit, le jeune homme qui accueillait les visiteurs — il était pas du tout guide touristique, il était psychologue, mais on va dire qu'il avait potassé le sujet.

Bien.

Ce nom-là, « Château de Mons », il t'évoque peut-être quelque chose. Tiens, remplace donc « Château » par « Dugua », rajoute « Pierre » devant, et qu'est-ce que tu obtiens ? Le nom du co-fondateur de la ville de Québec, qui est né ici vers 1558.




Enfin, ici... sur ces terres, quoi ; pas dans ce chateau-ci, dans celui du XVè.

Le château d'origine devient propriété de la famille Dugua en 1508, et il le restera jusqu'en 1599 — jusqu'à ce que Pierre Dugua de Mons, qui a besoin de sous pour aller faire un p'tit tour en Nouvelle-France, le vende à son voisin, François Videgrain, seigneur de Belmont.




Après... le château passe de mains en mains, pour finir entre celles d'un certain Pierre Vallet, « écuyer, seigneur de Salignac, contrôleur ordinaire résidant à Marennes ». Et c'est la belle-mère qui décidera de faire construire le château actuel, qui est achevé en 1745.




Le château reste propriété de la famille Vallet de Salignac pendant pas loin d'un siècle ; quand Nicolas-Thérèse, fils de Pierre, devient premier maire de Royan en 1790, c'est au château que se tiendront les premières réunions du conseil municipal.




Après 1832, c'est un peu le bazar. Le domaine est racheté par un investisseur parisien, qui compte vendre les terres en parcelles. Il accueille un café (classe, le café !), puis un couvent (pas mal non plus, le couvent !) puis, en 1849, un collège de jeunes filles (joli aussi, le collège !).




Jusqu'en 1919, où le Château de Mons retrouve enfin sa fonction première: celle de résidence.




Miraculeusement, l'édifice passe plus ou moins entre les bombes larguées sur la ville le 5 janvier 1945. Seule l'aile ouest sera un peu rafistolée, sous la direction de l'architecte Marc Quentin — par ailleurs l'un des acteurs de la reconstruction de la ville.

Et en parlant de reconstruction... pour une fois, c'est pas Cordouan qui se sera tapé l'incruste sur une photo !




Après, on dirait bien que le château devient propriété de l'amiral Meyer, maire de Royan entre 1959 et 1965, puisque ce sont ses héritiers qui le vendent à un promoteur immobilier en 1981.




(à suivre...)

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