Adieu, Seudre endormeuse et douce à mon enfance...

11 décembre 2012

Pouf pouf.

Déjà, la Seudre, on ne lui dit pas « adieu », mais « bonjour ».




Ou « coin coin ». Ça marche aussi.




Ils m'éclatent, les canards qu'on croise en allant du centre vers le port de Ribérou. Et ça farniente dans l'herbe, à même pas cinq centimètres de la route...




Et pour peu qu'on ne passe pas trop près (et, surtout, qu'on ne ralentisse pas), ils bougent pas d'une plume. Ils sortent la tête de dessous l'aile, oui, pour surveiller l'intrus, mais ça va pas plus loin.




Là, j'ai ralenti. Alerte ! Tout le monde à l'eau !




Heureusement, de l'eau, il y en avait. La Seudre, en ce second lundi de novembre, se portait nettement mieux que la dernière fois que je l'avais vue, deux mois plus tôt. Même si l'eau n'atteignait pas encore la toute première graduation de l'échelle limnimétrique (mais en septembre, y avait facile un mètre cinquante d'eau de moins).




Ouaip, c'était une journée à reflets. Des feuilles aux jolies couleurs d'automne, des portes de kayak...




Des mouettes, plein de mouettes !




D'ailleurs c'est amusant, j'ai trouvé nettement plus simple (enfin... moins compliqué) de choper un reflet de mouette qu'une mouette.




Sur l'autre rive, un gens qui se balade.




Et sur ma rive, en guise d'au revoir, une jolie cane...



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Apocalypse now

06 décembre 2012

Deux jours avec des lumières de folie, sur la côte atlantique. Celles d'hier, je les ai loupées, préférant garder l'apn à l'abri dans le sac. C'est ballot, il y a eu un sublime arc-en-ciel qui, de là où je le voyais, naissait pile poil derrière les carrelets du nord de Foncillon.

Quant à celles d'avant-hier, entre Foncillon et le Chay...




Oui, la lumière était vraiment comme ça. Peut-être un peu moins en vrai, l'effet sépia a dû être accentué par le gros méchant contrejour.




Vers le nord, c'était grand bleu. Enfin... en haut. En bas, c'était une autre histoire.




Un petit arrêt aux abords de la première crique après Foncillon... Tiens, d'ailleurs, comment elle s'appelle ?




Après, je suis descendue sur la deuxième.




Et j'ai passé un grand moment à regarder jouer les vagues sur les rochers, et les pilotis des carrelets.

Tiens, encore un phare qui se tape l'incruste !




Et toujours ces dominantes sépia garanties 100% sans trucage.




Après, y a une mouette qui est venue me rejoindre. Elle est venue vers moi, en me regardant d'un air... d'un air de mouette. Pas précisément avenant.




Pendant ce temps, vers la gauche...




Y a pas que la mouette qui n'a pas un air précisément avenant...




Et là, y a un truc qui a fait plic sur ma tête, puis un deuxième, puis j'ai arrêté de compter. Alors, j'ai rangé l'apn et je me suis rappelée que le premier abri possible, il était bien à 300 mètres. Heureusement, une averse de grêle, ça dure généralement pas bien longtemps


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Bienvenue au château !

01 décembre 2012

Aux Journées du Patrimoine, cette année, y avait pas grand-chose d'intéressant — pour moi du moins. Pas comme il y a deux ans (ou trois, j'ai la mémoire qui flanche comme dirait quelqu'un), où je n'avais pas laissé passer l'occasion d'aller faire un tour sur la galerie qui surplombe le chœur de Notre Dame, et qui est interdite au public en temps normal.

Bon. Y avait quand-même un truc à voir.




Pas la monstruosité qu'on entrevoit à gauche, hein. Le reste.

Welcome au Château de Mons ! Où d'ailleurs il n'y a pas que des pierres à voir, mais aussi ça...




Ça, ça n'a l'air de rien, à part un bout de pelouse que la tondeuse a oublié. Mais c'est ce qu'on appelle une prairie sèche, autrement dit, un morceau de terrain où poussent des plantes qui ne poussent pas ailleurs. Là, par exemple, on trouve des orchidées, qu'il a dit, le jeune homme qui accueillait les visiteurs — il était pas du tout guide touristique, il était psychologue, mais on va dire qu'il avait potassé le sujet.

Bien.

Ce nom-là, « Château de Mons », il t'évoque peut-être quelque chose. Tiens, remplace donc « Château » par « Dugua », rajoute « Pierre » devant, et qu'est-ce que tu obtiens ? Le nom du co-fondateur de la ville de Québec, qui est né ici vers 1558.




Enfin, ici... sur ces terres, quoi ; pas dans ce chateau-ci, dans celui du XVè.

Le château d'origine devient propriété de la famille Dugua en 1508, et il le restera jusqu'en 1599 — jusqu'à ce que Pierre Dugua de Mons, qui a besoin de sous pour aller faire un p'tit tour en Nouvelle-France, le vende à son voisin, François Videgrain, seigneur de Belmont.




Après... le château passe de mains en mains, pour finir entre celles d'un certain Pierre Vallet, « écuyer, seigneur de Salignac, contrôleur ordinaire résidant à Marennes ». Et c'est la belle-mère qui décidera de faire construire le château actuel, qui est achevé en 1745.




Le château reste propriété de la famille Vallet de Salignac pendant pas loin d'un siècle ; quand Nicolas-Thérèse, fils de Pierre, devient premier maire de Royan en 1790, c'est au château que se tiendront les premières réunions du conseil municipal.




Après 1832, c'est un peu le bazar. Le domaine est racheté par un investisseur parisien, qui compte vendre les terres en parcelles. Il accueille un café (classe, le café !), puis un couvent (pas mal non plus, le couvent !) puis, en 1849, un collège de jeunes filles (joli aussi, le collège !).




Jusqu'en 1919, où le Château de Mons retrouve enfin sa fonction première: celle de résidence.




Miraculeusement, l'édifice passe plus ou moins entre les bombes larguées sur la ville le 5 janvier 1945. Seule l'aile ouest sera un peu rafistolée, sous la direction de l'architecte Marc Quentin — par ailleurs l'un des acteurs de la reconstruction de la ville.

Et en parlant de reconstruction... pour une fois, c'est pas Cordouan qui se sera tapé l'incruste sur une photo !




Après, on dirait bien que le château devient propriété de l'amiral Meyer, maire de Royan entre 1959 et 1965, puisque ce sont ses héritiers qui le vendent à un promoteur immobilier en 1981.




(à suivre...)

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